Balade de découverte botanique

Balade de découverte botanique à Griesbach

 

                       

Le chemin des herbes folles, promenade de découverte botanique, a été créé par l'association l'Herbe folle en 1997, avec le soutien du Conseil général du bas-Rhin, l'Union européenne (FEOGA), le Syndicat de développement du canton de Niederbronn les Bains, et la commune de Gundershoffen.

Il s'agit d'un parcours « naturel » à travers champs, sous-bois, prairie, et qui offre tout au long de ses chemins des plantes, des herbes, des fleurs, des arbres, des arbrisseaux, des lianes qui sont familières à bien des promeneurs.

 

A chaque printemps, c'est la « Balade aux herbes du Jeudi-Saint », le fameux Ninkrittermües alsacien qui est à l'honneur sur ce chemin, et aujourd'hui, c'est au tour des plantes de l'été : nous allons reconnaître celles qui, parfois depuis la Préhistoire, ont nourri – et régalé ! - les cueilleurs, puis les planteurs. Et parmi ces herbes sauvages, c'est essentiellement le chénopode blanc que nous allons... savourer !

« Plus d'un promeneur passe à côté de cette plante en ignorant sa délicatesse et aussi les richesses qu'elle contient : c'est la meilleure « mauvaise herbe » qui soit ! »,

raconte Simone Morgenthaler dans « La cuisine naturelle des plantes d'Alsace », en collaboration avec

Hubert Maetz.

 

La cueillette du jour :

 

  • L'achillée millefeuille (Achillea millefollium)  -  Noms populaires : herbe-au-charpentier, herbe de St Joseph. En alsacien : Schofgarve, Garwekrüt.
  • L'armoise (Artemisia vulgaris) - Elle est appelée aussi armoise citronnelle, herbe de feu, tabac de St Pierre.  En alsacien : Wilder Wermut
  • La berce (Heracleum sphondylium) - Angélique sauvage, panais sauvage, fausse acanthe, patte d'ours, herbe du diable, patte de loup. En alsacien : Baredobe.
  • La bourrache (Borago officinalis) - A l'état sauvage, plutôt dans le sud de la France : boursette, pain des abeilles, langue de bœuf. En alsacien : Borratsch
  • Le chénopode blanc (Chenopodium album) - Noms vernaculaires : Patte d'oie, poule grasse, ansérine et épinard sauvage. En alsacien : Gansefües, Melde.  Cette plante était cultivée dans les potagers médiévaux avant d'être détrônée par l'épinard. Son goût, qui rappelle haricot vert cru, est plus fin que celui de l'épinard. Ses jeunes feuilles se mangent crues en salade. Cuites, elles donnent de savoureuses quiches, flans et gougères. Ses graines se saupoudrent sur les mets. Séchées, puis grillées ou torréfiées, et ensuite assaisonnées de sel, elles deviennent un condiment original. Le chénopode fut une plante salvatrice en temps de famine durant les guerres, et elle est encore cultivée aujourd'hui en Irlande.
  • Le coquelicot (Papaver rhoeas), en alsacien : Plapperros, Kornmohn, Feldrose.
  • L'épiaire des bois (Stachys sylvatica) - Appelée aussi : grande épiaire, ortie puante, ortie à crapaud. En alsacien : Abnahmkrüt (en raison de son effet diurétique)
  • Le laiteron maraîcher (Sonchus oleraceus) - Appelé aussi laiteron potager, chardon blanc, lait d'âne, laitue de lièvre, luceron. En alsacien : Düdischle, Gansedischle.
  • Le lamier pourpre (Lamium purpureum) - Comme les lamiers blancs et jaunes, appelés parfois : ortie morte, ortie puante, pain de poulet. En alsacien : Rotsügerle
  • La mauve (Malva sylvestris) - Elle collectionne les « petits noms » : grande mauve, mauve sylvestre, fausse guimauve, mauve champêtre, herbe à fromage, petit fromage, amours, petite mauve fromagère. En alsacien : Kaselkrüt, Pappelkrüt.
  • L'origan (origanum vulgare) ou marjolaine sauvage, thym des bergers. En alsacien : wilder Marjoran, Doscht, Origan.
  • L'ortie (Urtica dioica) ou ortie piquante. En alsacien : Sangessel.
  • L'oseille sauvage (Rumex acetosa) ou oseille des champs, surette, surelle, aigrette, vinette, vinaigrette, rumex. En alsacien : Sürampfer, Krottesürampfer.
  • Le plantain (Plantago lanceolata) ou plantain étroit, plantain mineur, herbe au charpentier, oreille de lièvre, herbe à cinq coutures. En alsacien : Spitzewateri, Spitzewejerich. Le grand plantain (Breitewateri) a bien sûr les mêmes qualités gustatives !

 

Sources : « La cuisine naturelle des plantes d'Alsace », 700 recettes plaisir et santé

                  Simone Morgenthaler et Hubert Maetz, Editions La Nuée Bleue



Les réactions

Avatar Agnès Ginet

Bonjour,

Pourriez-vous me dire où je peux trouver de l'Armoise (Artémis Vulgaris) dans la nature aux alentours de Strasbourg.

Merci pour votre réponse.

 

Le 10-04-2017 à 15:27:56

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